Vectorisation

Pour transporter un principe actif vers les cellules tumorales qu’il doit détruire   on cible les récepteurs moléculaires de ces cellules. C’est ce qu’on appelle la vectorisation. En médecine nucléaire la radioactivité est le principe actif.

Afin de réaliser la vectorisation, on va coupler un atome radioactif à une molécule capable de reconnaître les récepteurs moléculaires de la cellule cancéreuse. Cela permettra d’accumuler les atomes radioactifs dans les cellules tumorales pour les détruire.

Les rayonnements ionisants des atomes radioactifs et leurs effets délétères sur les cellules ont tout naturellement conduit à utiliser les isotopes radioactifs pour étudier (diagnostic) et pour détruire (thérapie) les cellules tumorales.

Afin de rendre ces atomes radioactifs spécifiques de la cellule cancéreuse visée, la médecine nucléaire s’est appuyée sur le développement concomitant des connaissances en pharmacologie et en radiochimie pour produire des médicaments spécifiques. Ces médicaments s’appellent des radiopharmaceutiques.

Dans un premier temps, le développement s’est principalement fait autour des progrès de la chimie organique et de l’utilisation de molécules pharmacologiquement actives comme par exemple les phosphonates connus pour leur affinité avec l’os.

Les progrès plus récents en biotechnologie ont permis d’obtenir des peptides de synthèse ou des anticorps monoclonaux. Ces molécules , issues des biotechnologies, ont permis d’augmenter la spécificité et la sensibilité des radiopharmaceutiques.